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jeudi 11 septembre 2008

Vincent Geloso : Cohérence?

Le premier ministre Harper est allé dire qu'il ne pouvait pas «garantir des emplois». Loin de moi l'idée de m'opposer à ce principe, mais il faut l'appliquer aussi. Je préfère laisser le marché s'adapter et cibler les individus en détresse, mais je ne considère jamais l'option d'aider des entreprises. Comme disait Jean-Baptiste Say, toute entreprise qui échoue ne mérite pas d'aide et tout entreprise qui réussit n'en a pas besoin.

Mais dans ce cas, pourquoi le premier ministre est t'il allé donné 80 millions à la compagnie Ford seulement la semaine passée, la même à qui il dit qu'il ne peut pas garantir des emplois. Non mais là...

mercredi 10 septembre 2008

Vincent Geloso : L'agenda secret

Personellement, je suis un libéral dans le sens de ''droite libérale''. C'est-à-dire que je - et Bryan à un moindre degré -défend la libre entreprise, le libre échange, un État qui se finance intelligement et le libre marché. Voilà l'agenda méchant dont Gilles Duceppe accuse Stephen Harper d'avoir. Mais les conservateurs ont t'ils vraiment appliquer cet "agenda" secret. Comme mon bon ami Gerry Nicholls en parle dans The National Post (sans nécessairement que je sois d'accord avec tous les points, je met ici ceux avec lesquels je suis en accord):

Gerry Nicholls : The secret agenda Harper should embrace

(...)instead of allowing the Left to define them as scary, Conservatives should aggressively define themselves. What would such a conservative agenda include? Well here’s a partial list:

Make government smaller/cut taxes : Like successful conservative politicians Ronald Reagan and Margaret Thatcher, the Conservative Party should unapologetically push for much smaller government, for much lower taxes and for much more freedom. This is kind of a no-brainer.

Make health care better :Why is Canada’s health care system plagued with long waiting lists (or perhaps they should be called “suffering lists”), doctor shortages and escalating costs? Because a virtual government monopoly runs health care, that’s why. It follows that the way to improve health care is to introduce free market principles into the system. In other words, Conservatives should offer Canadian patients more choice.

(...)Inject democracy in the workplace :Today in Canada, our labour laws permit union bosses to infringe on the democratic rights of unionized employees. For one thing, they can take dues employees are forced to pay and use them to subsidize various radical left-wing causes. That’s wrong. A Conservative agenda should promise to end forced unionization in Canada.

Protect the right to free political speech : This federal election is not truly free. We have an election gag law on the books which imposes severe legal restrictions on how much money citizens or groups can spend during elections to express political opinions. The gag law is a serious infringement on every Canadian’s right to free speech. The Conservatives should scrap it.

mardi 9 septembre 2008

Le vote économique : Vincent Geloso

Les gens disent que la force de Stephen Harper c'est l'économie. Alors que le marché semble en ralentissement et que le budget fédéral pourrait être déficitaire (aprés plus de 10 ans de surplus), l'économie a des bonnes bases mais elle tousse néanmoins. Disons juste qu'elle pourrait aller mieux.

Dans ce contexte, je suis vraiment sceptique de l'impact du vote économique que les médias semblent spinner- c'est-à-dire les votes en fonction de l'état de l'économie. Dans le passé, mon ami Bryan (qui est l'auteur du modéle de projections des siéges) a publié un travail à l'Université de Montréal sur la nature du vote économique au Canada. Ce qu'il a trouvé c'est que le vote économique n'était pas un facteur important dans la décision de l'électeur quand l'économie va bien, elle le devient plus quand l'économie en prend pour son rhume.

La question ici, c'est pas comment l'économie va, mais comment les gens percoivent qu'elle va. En admettant que Bryan a raison (Bryan, tu pourras me corriger), l'Ontario qui prend des durs coups récemment devrait être frustrée contre les conservateurs alors qu'ils sont en avance dans la province selon les sondages.

Dans ce cas, soit les électeurs percoivent l'économie comme n'étant pas en si mauvais état (ce qui en fait un faible facteur dans la décision) soit ils voient Harper comme un si grand gestionnaire de l'économie. Personellement, je pense que c'est un mélange des deux - relativement aux libéraux qui ont l'air complétement perdus à ce point, les conservateurs apparaissent de bons gestionnaires et les gens ne sont pas encore très concernés par le ralentissement économique récent.

lundi 8 septembre 2008

Majorité pour les conservateurs? : Vincent Geloso

En plein début de campagne, Harper dit qu'il serait possible que le NPD de Jack Layton prenne le pouvoir, que les libéraux sont encore forts mais aussi qu'il pourrait se retrouver encore en situation minoritaire. S'agit t'il d'un élément de stratégie?

Au Québec, je ne crois pas que les attaques de Gilles Duceppe auront de la traction puisqu'il existe un univers gigantesque entre George Bush et Stephen Harper. Par ailleurs, les Québécois ne sont pas si à gauche qu'on le croit. Aprés tout, comme j'en parlais sur mon blogue et dans Le Soleil en 2007, les Québécois ne sont pas à gauche surtout quand on s'éloigne de Montréal(mon patelin).

Alors au Québec, on s'en fout un peu de la majorité possible de Harper mais dans le reste du Canada, ce n'est pas le cas. CTV commence d'ailleurs à modéliser ses sondages en se concentrant seulement sur les comtés importants (il était temps un peu, ça fait des années que les Britanniques font cela) et on voit que les électeurs pensent toujours que Harper a un hidden agenda. Dans ce cas, dire qu'on reste minoritaire peut forcer les conservateurs à ne pas relâcher la cadence et ne pas inquiéter certains électeurs marginalement opposés aux conservateurs mais pas assez motivés pour voter si ils ne sentent aucune menace.

Vincent Geloso