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mardi 9 septembre 2008

Vincent Geloso : Dukkakis & Dion?

J'adore la politique, même si j'ai quitté pour me concentrer sur une carrière plus indépendante. J'adore donc toujours analyser les images politiques et je continue de lire extensivement sur la politique (nationale, provinciale et internationale). Je suis d'ailleurs en train de relire Political Campaign Communication : Principles & Practices de Judith Trent qui se concentre sur les élections aux États-Unis.

Il est très intéressant de voir comment la présentation d'un candidat influence la manière dont on perçoit le message mais dans des manières qu'il est rare et difficile à comprendre. On peut penser à Dick Armey - un universitaire Américain - qui annonce sa campagne devant une université ... alors qu'il vente et qu'on entend difficilement ce qu'il dit renforcant l'image de l'économiste universitaire incompréhensible. Même chose pour John McCain qui s'est récemment tenu devant un fond de scéne vert qui a permis Stephen Colbert du Colbert Report de se payer sa tête en invitant les électeurs à faire des montages comiques.

Mais on peut penser aussi à Michael Dukkakis qui avait l'air d'un clown en 1988

Ou bien on peut penser à Mitt Romney en 2007...



Ou bien à Stéphane Dion en 2008... alors qu'on tente de lui donner l'air d'un amateur de plein air donc digne de diriger le Canada.


Quelqu'un dites à Dion d'être ce qu'il est, un intellectuel. Essayer de paraître autre chose que ce qu'on est en campagne, ca ne marche presque jamais demandez à Stephen Harper en 2004.

Le vote économique : Vincent Geloso

Les gens disent que la force de Stephen Harper c'est l'économie. Alors que le marché semble en ralentissement et que le budget fédéral pourrait être déficitaire (aprés plus de 10 ans de surplus), l'économie a des bonnes bases mais elle tousse néanmoins. Disons juste qu'elle pourrait aller mieux.

Dans ce contexte, je suis vraiment sceptique de l'impact du vote économique que les médias semblent spinner- c'est-à-dire les votes en fonction de l'état de l'économie. Dans le passé, mon ami Bryan (qui est l'auteur du modéle de projections des siéges) a publié un travail à l'Université de Montréal sur la nature du vote économique au Canada. Ce qu'il a trouvé c'est que le vote économique n'était pas un facteur important dans la décision de l'électeur quand l'économie va bien, elle le devient plus quand l'économie en prend pour son rhume.

La question ici, c'est pas comment l'économie va, mais comment les gens percoivent qu'elle va. En admettant que Bryan a raison (Bryan, tu pourras me corriger), l'Ontario qui prend des durs coups récemment devrait être frustrée contre les conservateurs alors qu'ils sont en avance dans la province selon les sondages.

Dans ce cas, soit les électeurs percoivent l'économie comme n'étant pas en si mauvais état (ce qui en fait un faible facteur dans la décision) soit ils voient Harper comme un si grand gestionnaire de l'économie. Personellement, je pense que c'est un mélange des deux - relativement aux libéraux qui ont l'air complétement perdus à ce point, les conservateurs apparaissent de bons gestionnaires et les gens ne sont pas encore très concernés par le ralentissement économique récent.